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élections régionales – Et si l’on parlait biodiversité?


Catherine FRADIER, conseillère municipale à Balaruc les Bains et Antoine MAURICE

Le 24 avril 2021. Dans le cadre de la campagne des élections régionales, le rassemblement des écologistes en Occitanie « Occitanie Naturellement », il est important de voir sur place ce qui se passe et d’écouter ceux et celles qui agissent sur le terrain.

Antoine MAURICE, candidat à la présidence de la région a ainsi passé une matinée avec les écologistes du Bassin de Thau. L’occasion de parler biodiversité, qualité de l’eau, de l’air.

Parc photovoltaïque à Frontignan la Peyrade

Je me réjouis de voir ce projet sortir de terre !

Olivier LAURENT, Adjoint au Maire, délégué à la transition écologique, à la prévention des risques et la qualité de l’air de la ville de Frontignan la Peyrade.

Photo d’un Parc Photovoltaïque

Pleinement engagée dans sa transition énergétique et attachée à la réhabilitation des friches industrielles, c’est sur le site de l’ancienne décharge des Près Saint-Martin que la Ville de Frontignan la Peyrade a créé les conditions de la création d’ un parc photovoltaïque de 7 ha. Réalisée par la société occitane Reden Solar* et composée de 410 tables de 28 modules chacune, démantelable, recyclable et intégrée dans le paysage, cette centrale produira chaque année l’équivalent de la consommation annuelle de 2000 foyers de 4 personnes. Le coût de l’installation, 4 M €, est porté par la société et un financement participatif. Voir Article complet en cliquant ici.

Une coopérative investissant dans les énergies renouvelables à Frontignan la Peyrade

Installation à l’école des Lavandins – Frontignan la Peyrade

Des habitants, des associations, des entreprises ont créé une coopérative citoyenne investissant dans les énergies renouvelables soutenue par les collectivités territoriales, la ville Frontignan la Peyrade, celle de Mireval et l’Agglopole Sète Méditerranée.

Son nom? Thau Energies Citoyennes, déjà trois réalisations à son actif. Bravo!

L’avenir énergétique d’un territoire repris en main par les citoyens. Pour en savoir plus cliquer ici

Ecologistes. Hérault, pas de bouleversement pour les Sénatoriales 2020


Nathalie GLAUDE

Nathalie GLAUDE,
Conseillère Municipale déléguée à l’insertion et à la formation à Frontignan la Peyrade et Conseillère Communautaire à Sète Agglopôle Méditerranée  était candidate aux sénatoriales sur la liste « ECOLOGIE ET TERRITOIRES D’HERAULT ».

149 « grands électeurs » sur les 2556 ont voté pour la liste des écologistes, ne nous permettant pas d’avoir de sénateur sur le département.

Nucléaire : Tout faux !

Faux experts et vrais lobbyistes se relaient depuis plus de quarante ans pour imposer une technologie qu’une majorité de Français-es rejette de façon constante. Or, nombre d’arguments avancés par le lobby nucléaire s’avèrent tout bonnement faux. Avec une étonnante facilité, ces contre-vérités ont fini par faire autorité faute d’être contestées à la hauteur de la manipulation.

 

RED!

Indépendance énergétique

Le nucléaire permettrait à notre pays d’être indépendant. Pourtant l’uranium est intégralement importé. Le pétrole raffiné en France peut-il être considéré comme une ressource hexagonale ? Non ! Mais pour les besoins de la cause, l’uranium importé du Niger ou du Canada devient par un coup de baguette idéologique une ressource française. Les Nigériens exploités par Areva apprécieront !

De plus, pour accroître la contribution du nucléaire au bilan énergétique national, la chaleur produite par les centrales électronucléaires est comptabilisée alors même qu’elle est dissipée sous forme de chaleur dans les cours d’eau et tours de refroidissement !

Selon l’association Global Chance, « un calcul en énergie finale, déduction faite des exportations d’électricité et de l’uranium importé, conduit à une indépendance énergétique française inférieure à 10 % en 2009, contre 30 % selon le même mode de calcul en 1973. »

Le nucléaire est une technologie sûre

Au lancement du programme nucléaire, le risque d’une catastrophe était estimé à un accident majeur tous les « un million d’années / réacteur ». Les 436 réacteurs en fonctionnement ont totalisé 14 000 années-réacteur… Cinq réacteurs ont pourtant vu leur coeur fondre avec l’émission massive de radioactivité dans l’environnement.

Force est donc de constater que l’occurrence d’un accident n’est pas de 1/1 000 000 mais de 5/14 000 ans. A la suite d’un audit parcellaire, l’Autorité de sûreté nucléaire a tout à la fois reconnu que nos centrales n’étaient pas suffisamment sûres mais qu’elles pouvaient continuer à fonctionner… Le président de l’ASN a même déclaré que « nul ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France ». Dont acte !

Coût du nucléaire

La France aurait la chance de profiter d’une électricité moins chère. Les Français payent leur électricité 25 % moins cher… mais ils en consomment 1,4 fois plus en moyenne ! De plus, ce faible prix du kWh est acquis grâce à une externalisation massive d’un certain nombre de coûts. Les sommes allouées au lobby nucléaire par l’Etat français au titre de la « Recherche et Développement », les provisions envisagées pour le démantèlement des vieux réacteurs totalement sous-estimées, les montants nécessaires pour assurer la maintenance et le rafistolage des réacteurs vieillissants, le traitement éternel des déchets nucléaires (dont le coût du stockage de déchets nucléaires de Bure pourrait osciller entre 16 et 58 milliards d’euros, soit une différence d’à peine 42 Md€ ), sans évoquer le coût d’une catastrophe nucléaire sont quelques-uns de ces coûts que les générations futures devront supporter parce que le consommateur français des années 1980/2010 a souhaité gagner quelques dizaines d’euros par an sur sa facture !

Une énergie décarbonnée ?

Alors que le nucléaire produit à peine 3% de l’énergie finale consommée dans le monde, le nucléaire serait LA solution au dérèglement climatique. Un grand nombre d’études estiment pourtant que le bilan carbone d’un kWh nucléaire avoisine les 60g de CO2 (plus que l’éolien ou le photovoltaïque !). Même en multipliant par 5 la part du nucléaire dans la consommation mondiale d’énergie finale (ce qui reviendrait à prendre le risque de subir une catastrophe nucléaire tous les deux ou trois ans !), le problème du dérèglement climatique resterait entier puisque le nucléaire est « hors-jeu » pour 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En multipliant par 5 le nombre de réacteurs, les ressources d’uranium seraient épuisées en moins de 20 ans. Enfin, le nucléaire, technologie lourde et peu flexible, est particulièrement sensible aux aléas climatiques qui ne manqueront pas de se multiplier à l’avenir.

Sécheresses en été réduisant l’alimentation en eau pour le refroidissement des réacteurs, tempêtes en hiver… le nucléaire ne répondra pas à la menace climatique mais en sera sans doute l’une des premières victimes !

Des déchets recyclables ?

Par le passé, les déchets nucléaires ont été immergés en mer. Certains pensaient même les envoyer dans l’espace ou les déposer sournoisement sous la banquise… Avec une subtilité qui n’a d’égal que son cynisme, le lobby nucléaire espère pouvoir désormais les enfouir sous terre ou nous faire croire qu’ils seraient recyclés.

La fable entourant la « gestion » des déchets nucléaires est l’un des mensonges les mieux entretenus par ceux qui ne savent que faire, en définitive, de ces rebuts radioactifs. Dans les faits, le combustible usagé est dit « retraité » lorsque une toute petite partie des déchets est réutilisée sous forme de Mox, mélangée à de l’uranium « frais ». La technique dite du « retraitement » induit des rejets chimiques massifs tout en engendrant des déchets ultimes beaucoup plus radiotoxiques et l’accumulation de plutonium, matière première de la bombe atomique. A l’issue de ce processus shadokien, les déchets demeurent… des déchets hautement radioactifs ! Mais en évoquant un pseudo « recyclage », le lobby nucléaire règle, sémantiquement, un problème insoluble.

Une énergie pourvoyeuse d’emplois ?

A l’annonce d’une éventuelle sortie du nucléaire, le lobby nucléaire a fourbi ses armes en invoquant la suppression de 125 000 emplois directs. Areva a même évoqué 410 000 emplois, EDF un million… et un syndicat rassemblant les industries utilisant de l’énergie, deux millions. En réalité, le nucléaire emploie directement et indirectement environ 239 000 personnes en France. A titre de comparaison, l’Allemagne emploie directement près de 370 000 personnes pour le seul secteur des énergies renouvelables et environ 130 000 dans le secteur de la maîtrise de l’énergie et de l’efficacité énergétique. A la différence de nombreuses autres industries, le secteur des énergies vertes n’est pas délocalisable et tient compte des ressources de chaque territoire.

(plus d’infos)

L’incroyable bilan carbone d’un pot de yaourt!

histoire du pot de yaourt

Une jeune étudiante allemande a réalisé une étude en 1993, dans laquelle elle analyse en totalité le circuit logistique d’un produit: le pot de yaourt aux fraises.

 

Il est difficile de se rendre compte du circuit incroyablement complexe que réalisent les différents éléments de ce pot de yaourt.

 

Il faut penser au papier, à l’aluminium et à la colle de l’opercule ainsi qu’à l’encre pour imprimer, puis il y a les fruits acheminés dans une usine pour être transformés en confiture pour repartir à nouveau, le lait prélevé dans des fermes pour être transformé en yaourt, le pétrole qui sert à faire le plastique qui sert à faire le pot …etc …etc…

 

 

carte yaourt

En tout, ce sont environ 9115 km qui sont parcourus pour que notre petit pot sorte de l’usine !

 

Si vous ajoutez à cela les 668 km de distance moyenne entre l’usine et le consommateur, ainsi que  les 2500 km par an parcourus par un européen pour aller faire ses courses, vous conviendrez que la dépense énergétique est colossale.

 

 

Le plus incroyable c’est que tout cela est optimisé et que cette logistique complexe a fait probablement l’objet d’études technique et économiques très poussées !

 

L’enseignement à tirer de cette étude est que tout cela n’est possible que grâce au très faible coût de l’énergie. Avec ce type de logistique, c’est la seule possibilité pour que nous ayons des yaourts à la fraise dans nos supermarchés.